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Bienvenue sur le site des Archives départementales de la Haute-Marne !

Longtemps éclatées sur plusieurs sites (sous-sols de la Préfecture, palais de Justice, donjon de Chaumont, château de Donjeux…), les Archives départementales se stabilisent en 1955 rue Dutailly, avant d’installer une annexe à Choignes en 1975. Les Archives quittent les locaux de la rue Dutailly en 1999. Le bâtiment de Choignes, devenu l’unique bâtiment des Archives, est rénové et agrandi en 2011, notamment pour diversifier les espaces d’accueil du public : hall d’accueil, salle de lecture, mais aussi salle de conférences et salle d’expositions.

  Fonds conservés

Les Archives départementales de la Haute-Marne conservent 18 kilomètres linéaires de documents, dont le plus ancien, une charte de Louis le Pieux, date de 814 ! Les fonds haut-marnais, contrairement à ceux d’autres départements, ont très peu souffert des guerres.

Les collections se divisent en huit catégories :

Archives anciennes (des origines à 1789) : papiers d’Ancien Régime confiés aux AD dès leur création pendant la Révolution française. En Haute-Marne, les fonds anciens les plus remarquables sont les fonds religieux, parmi lesquels ceux de l’évêché de Langres et des abbayes cisterciennes d’Auberive, Morimond ou La Crête. Les fonds de justice d’Ancien régime, en cours de classement, sont également très riches.

Archives modernes (1789-1940) : papiers des administrations nées après la Révolution, et toujours vivantes pour la plupart d’entre elles : Préfecture, Conseil général, tribunaux, assistance publique, etc.

Archives contemporaines : papiers postérieurs à 1940 provenant de tous les services ou établissements publics ayant leur siège dans le département.

Archives communales et hospitalières : papiers produits ou reçus par les communes et les hôpitaux, des origines à nos jours.

Minutes notariales : actes de plus de 75 ans passés par les notaires du département.

Documents figurés : cartes et plans, photographies, cartes postales…

Bibliothèque : riche de plus de 12 000 références liées à l’histoire du département, la bibliothèque documentaire a été constituée pour aider le public dans ses recherches.
Archives privées : fonds d’archives de familles, d’entreprises et d’associations. Parmi les plus prestigieux, le fonds Du Châtelet, ou celui de la fonderie du Val-d’Osne.

Quelques repères historiques

Les archives départementales sont créées dans chaque département par la loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796) et organisées de manière pratique dans la première moitié du XIXe siècle. Depuis les lois de décentralisation, elles sont un service du Conseil départemental.

Dès l’origine, les Archives départementales ont pour mission de collecter, conserver et communiquer les papiers historiques des institutions supprimées pendant la Révolution, mais aussi des administrations vivantes ayant leur siège dans le département.

Les missions des Archives départementales

Collecter : les Archives sont en contact avec les administrations du département (services de l’Etat, établissements publics, hôpitaux), les collectivités territoriales (Conseil départemental, communes et groupements de communes), les notaires, mais aussi avec des entreprises ou des personnes privées, afin que leurs archives historiques soient déposées ou versées. Les règles de sélection sont déterminées par le service interministériel des Archives de France. Cette mission implique la formation des services versants aux règles d’archivage et le contrôle des conditions de conservation.

Classer : le classement, c’est-à-dire le tri, la mise en ordre, la description et le conditionnement des archives, est une opération indispensable pour réaliser des inventaires détaillés et permettre au public de trouver facilement les informations recherchées.

Conserver : c’est la mission fondamentale des archivistes – garantir la transmission du patrimoine écrit et historique du département aux générations futures. Les magasins d’archives sont spécialement conçus pour assurer la conservation du papier dans les meilleures conditions possibles, dans le respect des normes internationales : 18 degrés (+/- 2 ° C de tolérance) et 55 % d’humidité relative (+/- 10 % de tolérance). La qualité des conditionnements (emballages) joue également un rôle dans la bonne conservation des documents.

Communiquer : collecter, classer et conserver des documents ne servirait à rien s’il n’étaient pas communiqués au public. Tout citoyen a le droit de consulter les archives, du moment que la loi le permet (Code du patrimoine) et que l’état des documents le permet. Les documents originaux sont consultables en salle de lecture, tandis que de plus en plus de documents numérisés sont consultables sur le web.