1. L’Inventaire général : un grand dessein toujours d’actualité
  2. L’inventaire du patrimoine culturel: une compétence choisie par le Département
  3. Une approche topographique pour de multiples applications
  4. Les principaux textes législatifs
  5. Les liens d’accès aux données patrimoniales
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L’Inventaire général : un grand dessein toujours d’actualité

En dĂ©crĂ©tant l’Inventaire des monuments et des richesses artistiques de la France en 1964, AndrĂ© Malraux, alors ministre d’Etat des Affaires culturelles, Ă©labore le projet ambitieux de comptabiliser les Ĺ“uvres capitales produites sur le sol français et de les faire connaĂ®tre au plus grand nombre. Il en fait vĂ©ritablement une mission d’intĂ©rĂŞt national et un outil rĂ©galien de recherche fondamental sur le patrimoine. Cet objectif, en constant devenir, se comprend au travers de l’organisation mĂŞme de l’Inventaire gĂ©nĂ©ral, national dans sa mĂ©thodologie et fortement rĂ©gionalisĂ© dans sa mise en Ĺ“uvre ; c’est en 1982 que la Champagne-Ardenne se dote d’un service rĂ©gional de l’Inventaire. Ce travail de collecte et d’analyse systĂ©matique de donnĂ©es sur le terrain se double de recherches menĂ©es dans les fonds documentaires patrimoniaux. A cet Ă©gard, l’Inventaire constitue vĂ©ritablement unescience pluridisciplinaire.

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Afin de communiquer les résultats des opérations menées sur le territoire, l’Inventaire général développa progressivement unecollection d’ouvrages scientifiques et grand public devant inciter au tourisme culturel. Parallèlement à l’élaboration des outils méthodologiques (les Principes d’analyse scientifique en 1971, les Documents & Méthodes en 1990), apparurent lesIndicateurs et les Images à la fin des années soixante-dix, lesCahiers en 1983, et enfin les Itinéraires en 1991, époque au cours de laquelle se multiplient les partenariats entre les services régionaux de l’Inventaire et les collectivités locales. En effet, celles-ci manifestèrent une volonté grandissante de s’impliquer dans la gestion et la mise en valeur de leur patrimoine en y apportant une contribution humaine, technique et financière. L’émergence de ces nouveaux besoins des territoires, portée par l’élargissement du champ patrimonial et la banalisation de la consommation culturelle, a certainement contribué à clarifier les responsabilités et à relancer la décentralisation qui, après l’expérimentation des protocoles de décentralisation culturelle (dès 2001), a abouti en 2004 au transfert de la conduite des opérations d’Inventaire de l’Etat (Direction régionale des affaires culturelles) aux régions, rendu effectif en Champagne-Ardenne en février 2007.

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Dans un autre domaine, l’apport des nouvelles technologies marqua également un tournant dans la gestion des données patrimoniales et la diffusion du savoir. Grâce à Internet, le Ministère de la Culture a véritablement opéré « une décentralisation raisonnée » de l’information produite par l’Inventaire général. Son site donne accès, depuis 1994, aux bases de données patrimoniales et aux publications électroniques. Les bases (entre autresMérimée pour l’architecture, Palissy pour les objets mobiliers et Mémoire pour les photographies et les documents graphiques) regroupant à la fois les données produites lors des enquêtes par les services régionaux de l’Inventaire, les listes du patrimoine architectural et mobilier protégé au titre des monuments historiques et les sources documentaires de la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, offrent divers modes d’interrogation (géographique et multicritère). Aujourd’hui, le dossier électronique et le S.I.G. (système d’information géographique) ouvrent quant à eux de nouvelles perspectives d’accès à une documentation hiérarchisée, enrichie et cartographiée.

A l’heure où l’Inventaire a trouvé un nouvel ancrage institutionnel, les services régionaux jouent plus que jamais le rôle de promotion et de coordination des opérations de recensement qui doivent être considérées comme un préalable indispensable à la protection et à l’aménagement du territoire. Ils garantissent aux côtés de l’Etat la cohérence et la validité scientifiques des opérations menées et veillent à leur restitution au niveau national. Fidèle à sa mission d’origine, l’Inventaire général continue donc de recenser, d’étudier et de faire connaître les monuments et les richesses artistiques, « de la petite cuiller à la cathédrale » selon la formule consacrée, tout en s’adaptant aux différents changements qui permettent d’une part, de conforter les partenariats entre l’Etat et l’ensemble des collectivités territoriales et d’autre part, d’assurer l’homogénéité, la pérennité et le partage de l’information.

 

L’inventaire du patrimoine culturel : une compétence choisie par le Département

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En créant le service de la Conservation départementale du patrimoine, le Conseil départemental de la Haute-Marne a placél’Inventaire du patrimoine culturel au cœur de ses missions. Pour autant, s’il ne constitue pas une compétence obligatoire, bien des collectivités territoriales se sont engagées dans ce domaine à partir du début des années soixante-dix qui voient naître les premiers services départementaux, concurremment à la mise en œuvre du pré-inventaire par le Ministère des Affaires culturelles. Cette question, objet de débats parfois passionnés, n’a pas reçu dans le cadre de la première décentralisation (1982-1983) de réponse législative contrairement aux archives et aux bibliothèques centrales de prêt mais a néanmoins élargi le champ de la politique partenariale entre l’Etat et les collectivités territoriales à d’autres disciplines touchant au patrimoine et aux arts plastiques. Bien que considérés comme un échelon territorial pertinent, les Départements restent donc libres de s’investir ou non dans le patrimoine culturel, choix encore subordonné à leurs ressources financières, à leurs traditions institutionnelles, à l’intérêt de leurs élus et à la demande sociale. A cet égard, la présence de nombreuses associations de sauvegarde du patrimoine sur le sol haut-marnais indique clairement l’implication d’une population soucieuse de faire vivre et de faire connaître les éléments les plus représentatifs du patrimoine départemental.

Du fait du cadre institutionnel actuel, la mise en œuvre d’opérations d’Inventaire à l’échelon départemental ne peut donc se faire à juste titre sans un partenariat étroit avec le Service régional de l’Inventaire du patrimoine culturel qui en détermine les limites géographiques et thématiques tout en veillant au respect de la méthodologie scientifique. En Haute-Marne, cette coopération a véritablement débuté en 2003, date à laquelle la Conservation départementale du patrimoine entreprit ses premières investigations sur le territoire. Rappelons brièvement qu’avant cette date, les diverses enquêtes menées dans le département le furent par le Service régional de l’Inventaire lui-même dans le cadre d’enquêtes thématiques menées au plan national et international (par exemple le Corpus vitrearum, le patrimoine industriel) et souvent avec l’appui de chargés d’études.

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Souhaitant s’inscrire dans la continuitĂ© des inventaires topographiques du patrimoine bâti menĂ©s à Bourmont et Wassy(arrondissement de Saint-Dizier), le service en rĂ©alisa l’inventaire du mobilier puis accomplit celui – comprenant cette fois le bâti et le mobilier – du canton d’Arc-en-Barrois (avril-oct. 2003-juin-aoĂ»t 2004, avril-septembre 2006). Ces donnĂ©es sont en cours d’indexation dans la base dĂ©partementale et seront versĂ©es prochainement dans les bases nationales (2010-2011). Une première synthèse du repĂ©rage du bâti du chef-lieu du canton, rĂ©alisĂ©e Ă  la demande de la municipalitĂ© en 2004 (tĂ©lĂ©chargez le document), a servi Ă  l’établissement du nouveau Plan local d’urbanisme (P.L.U.). Enfin, profitant du lancement du recensement du patrimoine mobilier du dĂ©partement (2005-2008) – dont les donnĂ©es seront Ă©galement versĂ©es dans les bases du ministère – le service vient d’acquĂ©rir les moyens techniques indispensables Ă  la hiĂ©rarchisation des informations et de bĂ©nĂ©ficier de la fiabilitĂ© d’un outil de saisie dĂ©jĂ  Ă©prouvĂ©e dans d’autres rĂ©gions.

 

Une approche topographique pour de multiples applications

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Le rôle premier de l’Inventaire consiste à localiser, identifier et qualifier l’ensemble des œuvres architecturales et mobilières, tant en milieu urbain que rural. Il s’agit d’une approche topographique, globale et raisonnée, qui permet de cartographier le patrimoine du territoire national (s’inscrivant dans le projet national d’un atlas de l’architecture et du patrimoine) et d’en livrer les composantes emblématiques, les singularités ou les particularités locales. Ce diagnostic, qui apprécie chaque œuvre dans son environnement et son contexte historique, fait l’objet d’actualisations régulières.
L’Inventaire fournit, au travers de ses bases de données et de ses publications, les clés pour mieux comprendre et valoriser notre environnement culturel, mais aussi pour mieux l’accompagner dans ses mutations. En cela, il constitue un outil :

  • scientifique renouvelant la discipline de l’histoire de l’art
  • d’amĂ©lioration de la connaissance du passĂ© pour mieux apprĂ©hender l’avenir du patrimoine culturel.
  • contribuant Ă  forger l’identitĂ© d’un patrimoine dĂ©partemental.
  • d’harmonisation des politiques mises en Ĺ“uvre par les diffĂ©rentes collectivitĂ©s territoriales.
  • d’aide Ă  la dĂ©cision servant Ă  argumenter les politiques d’amĂ©nagement du territoire, touchant plus particulièrement l’habitat et l’urbanisme, notamment pour l’établissement des P.L.U. (plans locaux d’urbanisme), des S.C.O.T. (schĂ©mas de cohĂ©rence territoriale), des P.S.M.V. (plans de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardĂ©s), des Z.P.P.A.U.P. (zones de protection du patrimoine urbain et paysager), etc. comme ce fut le cas Ă  Wassy et Bourmont.
  • de transmission de la mĂ©moire nationale aux gĂ©nĂ©rations futures, sachant que tous les Ă©lĂ©ments du patrimoine culturel ne peuvent ĂŞtre conservĂ©s.
  • permettant la mise en place des politiques de dĂ©veloppement durable et de mise en valeur touristique du territoire avec l’élaboration des circuits thĂ©matiques ou topographiques de dĂ©couverte, l’organisation d’expositions itinĂ©rantes ou d’animations pĂ©dagogiques, etc.
  • pĂ©dagogique de sensibilisation Ă  notre cadre de vie, notamment du jeune public grâce Ă  des ateliers ou des classes du patrimoine.

 

Les principaux textes législatifs et rapports

Décret n°64-203 du 4 mars 1964 instituant la Commission nationale chargée de préparer l’établissement de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France

Décret n°85-402 du 3 avril 1985 modifié relatif à la Commission nationale de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France

Recommandation R(95) 3 du Conseil de l’Europe (11 janvier 1995) relative à la coordination des méthodes et des systèmes de documentation en matière de monuments historiques

Refonder l’action publique locale,rapport de la commission pour l’avenir sur la décentralisation présidée par Pierre Mauroy, Paris, La Documentation française, 2000 (cf. p. 64-65)

Loi n°2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité (cf. Titre III, chap. Ier, article 111 et ss)

Réflexions et propositions pour une politique nationale du patrimoine (Etat, collectivités territoriales et secteur privé), rapport de la commission « Patrimoine et décentralisation » présidée par Jean-Pierre Bady, nov. 2002

Loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales (cf. Titre IV, chapitre II)

Décret n°2005-835 du 20 juillet 2005 relatif au contrôle scientifique et technique de l’Etat en matière d’inventaire général du patrimoine

Décret n°2005-834 du 20 juillet 2005 relatif aux services chargés de l’inventaire général du patrimoine culturel

 

Les liens d’accès aux données patrimoniales

Site de l’Inventaire général du patrimoine culturel :
http://www.inventaire.culture.gouv.fr/index.html

Accès aux bases de données du ministère de la Culture et de la Communication :
http://www.culture.gouv.fr/culture/bdd/

Revues électroniques :
« Culture et recherche », revue publiée par la Mission de la recherche et de la technologie :
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Etudes-et-documentation/Publications/Revue-Culture-et-recherche
« In situ », revue de l’Inventaire général :
http://www.revue.inventaire.culture.gouv.fr/insitu/insitu/index.xsp

Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine : 
http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr

Centre des monuments nationaux :
http://www.monuments-nationaux.fr/

Centre d’information et de documentation de la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne :
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/
3documentation/nav2_cid.html

 

Autres liens nationaux :

Archives nationales de France :
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/

Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (C.A.R.A.N.) :
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/index.html

Bibliothèque nationale de France :
http://www.bnf.fr/

Catalogue du système universitaire de documentation : 
http://www.sudoc.abes.fr/

Comité des travaux historiques et scientifiques :
http://cths.fr/hi/index.php

Institut national d’histoire de l’art :
http://www.inha.fr/

Accès aux données patrimoniales (notices et images) détenues par diverses institutions :http://www.culture.fr/fr/sections/themes/collections

Catalogue du patrimoine culturel numérisé :
http://www.numerique.culture.fr/mpf/pub-fr/index.html

Joconde, catalogue des collections des musées de France :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm

Mission Ethnologie
http://www.culture.gouv.fr/mpe

Bibliothèque numérique européenne
http://europeana.eu

Liens départementaux :

Haute-Marne :

Archives départementales : http://www.haute-marne.fr/archives

Médiathèque départementale : http://www.haute-marne.fr/mdhm

Les Silos, maison du livre et de l’affiche
Médiathèque de Chaumont : http://silos.ville-chaumont.fr/flora/jsp/index2.jsp
Le blog des Silos : http://silos-mla.blogspot.com/

Bibliothèque diocésaine de Langres
1 rue Chambrûlard 52200 Langres

Bibliothèque de la Société historique et archéologique de Langres (S.H.A.L.)
(édition d’un bulletin trimestriel)
HĂ´tel du Breuil de Saint-Germain
Place de Verdun
52200 Langre
Tél. : 03.25.88.57.00.

Les musées du département :

Chaumont :
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/2culture/musee_france/musee_art_hist2.html
Langres :
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/2culture/musee_france/musee_art_hist.html
Nogent:
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/
2culture/musee_france/coutellerie.html
Saint-Dizier:
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/2culture/musee_france/musee_saint_dizier.html

Autres départements :

Corrèze :
C.A.U.E.
Nos productions (fiches descriptives architecturales et expositions)
http://www.archi.fr/CAUE19/html/telecharger.php

Eure
Conservation DĂ©partementale du Patrimoine
Accès Ă  la base de donnĂ©e “Patrimoine de l’Eure”
http://conservation-patrimoine.cg27.fr

Maine-et-Loire :
Service départemental de l’Inventaire et du patrimoine
Actes des journées d’études sur le décor peint dans la demeure au Moyen Âge, 15-16 nov. 2007http://www.cg49.fr/culture/peintures_murales/journees_etudes/journees_etudes.asp

Manche :
Conservation des antiquitĂ©s et objets d’art
Accès à la base de données départementales (onglet Rechercher)
http://objetart.cg50.fr